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Kopf Bild Soyer David 155 250
François COUPERIN
Deuxième Suite
des «Pièces de viole avec la basse chifrée par Mr. F.C»
David SOYER, violoncelle, Herman CHESSID, clavecin
Concert Hall CHS 1066

Les deux suites pour viole appartiennent aux dernières oeuvres composées par François Couperin. Il est assez suprenant qu'il ait écrit ces deux suites magistrales pour la viole, certes un instrument qu'il connaissait et pratiquait parfois, mais qui n’était en fait pas le sien. Une hypothèse souvent faite est qu'il les a composées en hommage à Marin Marais - le grand maître de la Viole qui venait de s’éteindre en 1728, à l’âge de soixante-douze ans.

La viole de gambe était entrée dans la tradition familiale avec Louis Couperin, son oncle, qui l'avait précédé à l’orgue de Saint-Gervais, et qui avait aussi été «ordinaire à la chambre du roi pour le dessus de viole». Son père Charles fut violiste au service notamment de la duchesse d’Orléans. L'inventaire fait après le décès de François Couperin en 1733 indique qu’il possédait deux violes, donc qu'il maîtrisait certainement cet instrument.
Dans ses oeuvres, la viole "[...] intervient parfois comme soliste, entre autres dans les «sonades» La Steiquerque et La Sultane. Dans «Les Goûts-réunis ou Nouveaux Concerts a l’usage de toutes les sortes d’instrumens de Musique» (1724), le dixième Concert contient également une «plainte pour les violes» où le jaillissement des larmes est évoqué de manière presque physique. Le douzième et le treizième Concerts sont pour leur part exclusivement consacrés à la viole de gambe, mis à part le clavecin accompagnateur. [...]" Pieter Andriessen, traduction de Valérie Winteler.

Ces deux suites sont "[...] considérées aujourd’hui comme l’un des plus importants chefs-d’oeuvre de la musique de chambre du baroque et l’un des sommets absolus du répertoire de la viole de gambe, qui se situe à un niveau semblable aux 3 Sonates pour Viole de gambe et Clavecin de J.S. Bach. C’est dans ces oeuvres de maturité qu’un Couperin (âgé de 60 ans) tombé amoureux de la viole de gambe, a su mieux que quiconque synthétiser, en deux magistrales suites, les registres essentiels de cet instrument; du lyrisme au caractère élégiaque des Préludes à la virtuosité débordante de la mystérieuse Chemise blanche, de la profonde tristesse et de l’émotion de la Pompe funèbre à l’exubérance et vitale élégance des mouvements de danse. On comprend ainsi à l’écoute de ces oeuvres tout le sens de sa devise : «J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend». [...]" Jordi Savall, 2012, brochure de son CD paru chez AliaVox Héritage.

L'histoire de ces deux suites est un peu particulière:

"[...] En 1730, le catalogue des oeuvres de Couperin en tête de son quatrième livre de pièces de clavecin mentionnait des «pièces de viole avec la basse chiffrée» sans qu’aucun recueil à son nom ne paraisse. Longtemps, les musiciens ont fait le deuil de ces compositions qui semblaient perdues, voire jamais publiées. Il fallut attendre la perspicacité du musicologue Charles Bouvet au début du XXe siècle [*] qui, en découvrant un livre de pièces de violes par un énigmatique Mr. F. C., fit le rapprochement avec le grand Couperin. Et le puzzle de s’emboîter parfaitement: les initiales F.C., la date de 1728 figurant sur la page de titre, l’intitulé du livre Pièces de violes avec la basse chiffrée et le prix de vente de «6 livres tournois», fidèles à l’annonce du catalogue. En ouvrant le recueil, les derniers doutes se dissipaient. Outre l’utilisation d’agréments typiquement couperiniens – dont un signe de respiration décrit précisément dans la préface du troisième livre de pièces de clavecin (1722) –, le style ample, l’harmonie savoureuse et les titres obscurs de la seconde suite ont tout de l’art de Couperin et confirment la paternité de ces pièces. Il est curieux, au vu de la qualité du recueil, que le compositeur ait préféré garder une certaine forme d’anonymat, allant jusqu’à dissimuler son nom dans le privilège royal en fin d’ouvrage. Faut-il y voir la simple coquetterie d’une personne qui cultiva toute sa vie le goût de l’énigme ou s’agit-il d’un respect face à un instrument qui n’était pas le sien?

On a souvent avancé, face aux difficultés de ces pièces, que Couperin connaissait mal la viole. Pourtant, son père Charles fut violiste au service notamment de la duchesse d’Orléans et il n’est pas impossible que le jeune François apprît les rudiments de l’instrument.
[...]

La première suite du recueil, en mi mineur, se compose de sept pièces respectant l’agencement de la suite de danse. La seconde, en la majeur comprend trois pièces de caractère (Fuguette, Pompe funèbre, La Chemise blanche) précédées d’un prélude. Le livre est empreint d’une mélancolie qui confère à ces pièces une incroyable profondeur musicale, proche, selon certains commentateurs modernes, de celle des suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach. En outre, la fin de la seconde suite, par ses titres de Pompe funèbre et La Chemise blanche – qui évoquerait un linceul? –, apporte une gravité à l’ensemble du livre. [...]" cité d'un texte publié en 2017 par Thomas Soury dans la brochure d'un CD Aparté (apartemusic.com)

[*] plus exactement en 1922, à la Bibliothèque Nationale de France.

CHS 1066 Recto
Sur la deuxième suite, cité d'un texte de Harry Halbreich publié dans la brochure du CD de Jordi Savall paru chez AliaVox Héritage:
"[...] La Suite en la majeur, malgré sa brièveté, surpasse encore sa voisine. La sereine et noble méditation lyrique du Prelude, débutant par entrées canoniques, épanche sa richesse mélodique en ornements exubérants qui tendent à effacer la pulsion métrique du discours, proche d’une allemande très modérée. La Fuguète animée, aux rythmes pointés, épouse au contraire l’allure ternaire d’une courante. Mais le sommet de l’œuvre – et du recueil tout entier – est incontestablement la noble procession, voilée de crêpe, de la Pompe funébre, d’une indicible mélancolie, malgré le mode majeur. Faut-il voir, avant la lettre, un «Tombeau de Couperin par lui-même»? A deux siècles de distance, cette page splendide annonce l’Andante funéraire de la deuxième Sonate pour violoncelle de Fauré. La Suite se termine par l’énigmatique Chemise blanche «allègre fantome suivant l’enterrement solennel» (Pierre Citron), dont le flot incessant de doubles-croches et d’arpèges grimpant victorieusement vers l’aigu de l’instrument ne dévoilent en rien le mystère d’un titre dont jamais nous ne connaîtrons la vraie signification. Prendre ainsi congé sur la note d’ironie secrète d’une pirouette désinvolte, n’est-ce pas là tout François Couperin, ancêtre et complice de Monsieur Croche?... [...]"
CHS 1066 Etiquette 2 65c2fc
La parution du disque CHS 1066 est mentionnée en page 762 du 1er supplément au WERM (couvrant la période d'avril 1950 à mai-juin 1951), ce qui situe donc l'enregistrement au plus tard fin 1950 - début 1951. Il semble s'agir du tout premier enregistrement des deux suites fait pour le disque: le WERM (listant ce qui est paru jusqu'en mars 1950) ne mentionne en effet qu'un seul enregistrement de la deuxième suite fait par Alfred Zighéra et Putnam Calder Aldrich, clavecin, paru sur 78 tours Tec. set T 9 (Technichord, USA).
Les deux exemplaire du Concert Hall CHS 1066 à ma disposition pour cette restauration viennent de l'inépuisable collection de Stefan KRAMER, que je remercie pour sa générosité.

Voici donc...


François Couperin, Deuxième Suite des «Pièces de viole avec la basse chifrée par Mr. F.C.», David Soyer, violoncelle, Herman Chessid, clavecin, Concert Hall CHS 1066

   1. Prélude - gravement              03:26 (-> 03:26)
   2. Fuguette                         02:14 (-> 05:40)
   3. Pompe funèbre - très gravement   05:07 (-> 10:47)
   4. La Chemise blanche - très vite   04:16 (-> 15:03)

Provenance: Concert Hall CHS 1066

que vous pouvez obtenir en...

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(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.




CHS 1066 Verso
CHS 1066, Verso de la pochette
CHS 1066 Etiquette 1 65c2fc
CHS 1066, Étiquette Recto