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Courte biographie
8 février 1913, Genève - 2 mai 2000, Genève
Organiste et pédagogue de nationalité suisse



Les principales étappes de sa vie:

  • 1932 - 1934 formation au Conservatoire de Genève auprès d'Henri Gagnebin et d'Alexandre Mottu, diplôme et premier prix en 1938
  • Complète ensuite sa formation au Conservatoire de Paris dans la classe de Marcel Dupré où il obtient un Premier Prix en 1939
  • 1940 - 1985 enseigne au Conservatoire de Genève
  • 1942 nommé titulaire de l'orgue de la cathédrale Saint-Pierre de Genève - à la suite d’un concours -, succède à Otto Barblan, titulaire de l'orgue pendant les 55 ans précédents . Dès 1942, Pierre Segond prend l'initiative de former un nouveau choeur paroissial, le «Choeur de la cathédrale», remplaçant le «Petit Choeur», cher à Otto Barblan. Alors que ce dernier, durant toute sa carrière, s'était réservé assez jalousement l'usage de ses orgues, n'invitant aucun collègue ni aucun élève à y donner un concert, Pierre Segond renoua avec les traditions hospitalières d' Anton Häring (prédécesseur d'Otto Barblan) et céda volontiers ses claviers à des organistes venus d'ailleurs: c'est le grand maître André Marchal, organiste (aveugle) de Saint-Germain-des-Prés, qui ouvrit la longue liste des grands interprètes que Saint-Pierre allait voir désormais se succéder à son buffet d'orgues. Dès son début, Pierre Segond poursuit très activement la tradition des « Concerts de Saint-Pierre». (*)




  • 1944 - 1994 Carilloneur de la Cathédrale Saint-Pierre, succédant à Roger Vuataz (1888–1988)
  • 1994 Thilo Muster et François Delor, qui furent des élèves de Pierre Segond, prennent sa succession à l'orgue de la Cathédrale


"[...] L' emprise de Pierre Segond sur la vie musicale genevoise fut immense. Au Conservatoire où il tenait la classe de virtuosité, il forma des personnalités de premier plan: Guy Bovet, François Delor (qui lui a succédé à Saint-Pierre, en compagnie de Thilo Muster), Jean-François Vaucher, Kei Koïto, Lionel Rogg. Pour ce dernier, «l'école genevoise d'orgue doit tout à Pierre Segond». François Delor rappelle «le courant d'air frais» qu'il fit souffler sur Genève, où l'orgue occupait à l'époque une fonction culturelle et sociale de premier plan. Tout en respectant la rigueur qui caractérise la tradition d'interprétation genevoise, Pierre Segond apporta une juvénilité, une fraîcheur qui libérèrent les musiciens de la chape d'austérité où était maintenu l'accompagnement du culte.

Ses concerts en Europe furent innombrables. «Parce que j'étais Suisse, disait-il, on me considérait comme un trait d'union. En Allemagne, je jouais volontiers de la musique française et en France, j'interprétais les grands Allemands». Pierre Segond fut aussi le carillonneur de Saint-Pierre pendant 50 ans, montant jusqu'à un âge avancé les 150 marches qui le séparaient de son instrument de 18 cloches, qu'il faisait sonner quatre fois par an. «Le poste le plus élevé de la République», aimait-il dire, brisant la sévérité qu'on aurait pu croire attachée à ses fonctions. Mais on se trompe sur les organistes - comme sur les Genevois. En réalité, Pierre Segond était un maître en fantaisie, un homme à l'imaginaire étendu, qui devint organiste pour avoir tant aimé, enfant, le bruit du vent dans la vallée du Rhône, entre Saint-Maurice et Martigny. [...]" Jean-Jacques Roth, Le Temps, 3 mai 2000



(*) Pour l'histoire très détaillée des concerts à Saint-Pierre, voir à partir de cette page .


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