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Michel Schwalbé, photo citée du film de Henri-Georges Clouzot, Beethoven, Symph.No 5, Herbert von Karajan, Orch.Phil.Berlin, 1966, cliquer pour une vue agrandie
Michel Schwalbé, photo citée du film de Henri-Georges Clouzot, Beethoven, Symph.No 5, Herbert von Karajan, Orch.Phil.Berlin, 1966, cliquer pour une vue agrandie
Michel Schwalbé, photo de presse DG, cliquer pour une vue agrandie
Kopf Bild Schwalbe Michel 155 250
Illustrant l'en-tête: extrait d'un portrait du jeune Michel SCHWALBÉ, dont j'ignore les coordonnées exactes, si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Couriel!
À gauche: Michel SCHWALBÉ, deux portraits cités du film de Henri-Georges Clouzot, Beethoven, Symph.No 5, Herbert von Karajan, Orch.Phil.Berlin, 1966; au bas un portrait cité d'une photo de presse Deutsche Grammophon.

Courte biographie
27.10.1919, Radom - 08.10.2012, Berlin
Violoniste et pédagogue d'origine polonaise
Michel Schwalbé étudie d'abord à Varsovie avec Moritz Frenkel - lui-même élève de Léopold Auer (1845-1930), qui forma notamment Nathan Milstein et Jascha Heifetz. Diplômé de l'Académie de musique de Varsovie en 1931, donc à l'âge de 13 ans!, il poursuit l'année suivante sa formation en France, grâce à Jacques Schwalbé, un oncle diplomate, et reçoit au Conservatoire de Paris les enseignements et les conseils de Jules Boucherit (1877-1962) pour le violon, George Enescu (1881-1955) pour l'interprétation et Pierre Monteux (1875-1964) pour la musique de chambre et la direction d'orchestre. En 1938 il obtient le Prix Jules Garcin et le Prix Sarasate (ref.: cette page du site de la BNF) .

Ayant acquis la nationalité française peu de temps avant que n’éclate la guerre, il s’engage comme volontaire dans l’armée française. En juin 1940, à cause de son origine juive polonaise, il doit toutefois se réfugier en zone libre, à Lyon, puis, fin 1942 - caché dans un camion de déménagement - en Suisse, alors que sa mère et sa soeur meurent en déportation dans le camp de Treblinka. En octobre 1942, il est d'abord interné à Büren an der Aare - dans des conditions épouvantables, comme pour hélas beaucoup de réfugiés. L'année suivante, grâce à l'aide d'amis hollandais, il peut rencontrer des responsables de la radio et Ernest Ansermet à Genève, qui ne peuvent toutefois pas l'aider. Entretemps il peut partir de Büren, est «interné civil» auprès de la famille Adolf Stahl, un luthier de Zürich.
Ce n'est qu'en 1944 qu'il peut être engagé à l'Orchestre de la Suisse Romande (OSR), suite au départ du premier violon François Capoulade
(Ref.: par exemple le Journal de Genève du 11 septembre 1944, page 6) . En 1946, Michel Schwalbé préfère se concentrer sur l'enseignement, succèdant à Joseph Szigeti au Conservatoire de Genève. En 1954 il revient toutefois à l'OSR comme premier violon (ref.: par exemple le Journal de Genève, 7 octobre 1954, page 8) . Entretemps il est aussi premier violon de l'Orchestre de Chambre de Lausanne (OCL).

Pendant ces années 1944 - 1957 Michel Schwalbé est très actif comme chambriste, fonde par exemple le «Trio de Genève» avec Suzanne Gyr au piano et Franz Walter au violoncelle
(ref.: par exemple la Gazette de Lausanne du 11/12 novembre 1950, page 12)  et - à Zürich - le «Quatuor Schwalbé», avec J.Jenne, 2e violon, R.Luthi, alto et F.Mottler, violoncelle (ref.: Journal de Neuchâtel, 25 février 1947, page 6) .

Il joue également comme premier violon à Lucerne, où il fait la connaissance - décisive pour sa carrière - de Wilhelm Furtwängler et de Herbert von Karajan:  en 1957 Michel Schwalbé est engagé comme premier «Konzertmeister» de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, un poste qu'il va conserver pendant près de 30 ans, jusqu'à sa retraite en 1986. Pendant ces années Michel Schwalbé a incarné le Philharmonique de Berlin comme peu d’autres musiciens, au détriment de la France qui ne lui a hélas jamais pardonné ça:

"[...] Ca ne se pardonne pas ! Et les jaloux de tous poils réussirent à lui faire barrage lorsqu’à sa retraite il souhaita revenir à Paris pour ouvrir une école supérieure de cordes.

Unis dans la même sainte colère, Marcel Landowski et Maurice Fleuret firent alors le ménage au Conservatoire … Trop tard hélas, Schwalbé avait regagné Berlin. [...]" cité de la nécrologie de Jacques Doucelin publiée sur le site www.concertclassic.com.

Michel Schwalbé a par contre toujours gardé d'excellents contacts avec la Suisse Romande, et plus particulièrement l'OSR, revenant - pendant ses années à Berlin - souvent donner des concerts en soliste à Genève et à Lausanne.

Michel Schwalbé a enseigné le violon au Mozarteum de Salzburg, et surtout à l'Académie de musique Hanns Eisler de Berlin (1963-1986). Il donna également des cours au Conservatoire de Moscou et à la Juilliard School de New York.

Pour plus de détails voir par exemple la page en allemand de Wikipedia, ainsi que les nécrologies publiées en français sur divers sites, par exemple:

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/10/18/michel-schwalbe-musicien-francais-violoniste-berlinois_1777709_3382.html

http://www.concertclassic.com/article/mort-de-michel-schwalbe-1919-2012-le-violon-solo-francais-de-karajan

Extrait cité du Journal de Genève, 20/21/22 avril 1957, page 10. Un document rendu accessible par l' admirable banque de données du quotidien Le Temps , en libre accès sur la toile, une générosité à souligner!.

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Michel Schwalbé, photo citée du film de Henri-Georges Clouzot, Beethoven, Symph.No 5, Herbert von Karajan, Orch.Phil.Berlin, 1966
En arrière-plan: Leon Spierer, également premier violon de l'orchestre




Michel Schwalbé, photo citée du film de Henri-Georges Clouzot, Beethoven, Symph.No 5, Herbert von Karajan, Orch.Phil.Berlin, 1966