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Charles MÜNCH avec son violon, Source: Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM34446, Droits: domaine public, Identifiant: ark:/12148/btv1b10219525k, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10219525k, Notice du catalogue: http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41910105c, cliquer pour une vue agrandie
Charles MÜNCH vers 1935-1940, ParisEnImages © Boris Lipnitzki/Studio Lipnitzki/Roger-Viollet, http://www.parisenimages.fr/fr/sharing/assetContent/t/62b76e3ae06c0a4b106f8763a45f63aa/bypassnavigation/1, cliquer pour une vue agrandie
Charles MÜNCH, 1957, ParisEnImages © Boris Lipnitzki/Roger-Viollet, http://www.parisenimages.fr/fr/sharing/assetContent/t/a1691d5bcfc58a0f10f9e9db7f5ef74e/bypassnavigation/1, cliquer pour une vue agrandie
Nicole HENRIOT-SCHWEITZER, 1945, cliquer pour une vue agrandie et plus d'infos
Nicole HENRIOT-SCHWEITZER, 1964, cliquer pour une vue agrandie et plus d'infos
Kopf Bild Muench Charles 155 250
Photos à gauche et à droite: Nicole HENRIOT-SCHWEITZER et Charles MÜNCH, cliquer sur les photos pour des vues agrandies et les références

Maurice RAVEL
Concerto en sol majeur, M 83
Nicole HENRIOT-SCHWEITZER
Orchestre national de l’ORTF
Charles MÜNCH
22 novembre 1966
Théâtre des Champs-Elysées, Paris

Ce concerto - ainsi que le concerto pour la main gauche - appartiennent à ce que Maurice Ravel a écrit de plus avancé aussi bien dans l'esprit du traitement instrumental que dans l’écriture tant au piano qu'à l'orchestre.

À l'origine l'oeuvre devait être une "Rhapsodie basque" avec piano concertant que le compositeur voulait faire jouer au cours d'une tournée américaine, lui-même étant au piano, l'oeuvre étant une commande de Serge Koussevitzky pour le 50e anniversaire de l'Orchestre symphonique de Boston. En cours de travail il avait pensé lui donner le titre de divertissement, mais finalement le nom de concerto l'emporta. Il est composé dans une facture moderne, une musique exceptionellement claire, lumineuse et sensible, où la mélodie, l'harmonie et le rythme nous éblouissent par leur richesse et leur variété.

"[...] L'étonnante matière sonore du premier mouvement place piano et orchestre dans une commune intelligence qui les font poètes dans le destin de détails précieux, d'une suprême musicalité dans les épanchements mélodiques, brillants dans les phrases incisives si étonnamment construites. Le piano n'est pas seul en soliste, Ravel, avec une connaissance poussée des familles orchestrales, met fréquemment au premier plan les instruments à vent, y compris basson et cor, aussi bien qu'une exubérante batterie dans une luxuriance de timbres et de couleur inouïs. Et pourtant, les phrases s'épanouissent rayonnantes de luminosité, la mélodie s'infléchit souple et capricieuse et prend son élan; le rythme se muscle soudain, dominateur, et tout cela fait que la musique vit intensément.

Le deuxième mouvement, Adagio assai, reste comme un des grands moments de la musique. Le piano, solitaire pendant un long moment, cerne la plus fine des mélodies; la main droite simplement, calmement, sur le ton d'une touchante confidence, expose l'unique thème tandis que la main gauche se contente de marquer un rythme doux mais persuasif. Cet Adagio est particuliérement émouvant avec ses longues phrases toutes palpitantes d’émotion contenue, cette sorte de frémissement mélancolique du piano que l'orchestre reprend bientôt avec lui pour terminer sur un trille dont les battements s'estompent et s'éteignent mystérieusement.

C'est ensuite un Presto final éblouissant, avec une cadence endiablée qui amorce toute une gerbe étincellante de notes piquées, martelées, de traits mordants passant bientôt du piano à l’orchestre et cette dualité va se faire de plus en plus serrée pour aboutir à la conclusion la plus brillante et la plus originale sur un accord plaqué. Vous remarquerez sans aucun doute, chemin faisant, l'influence très nette du jazz, notamment dans le chromatisme des trombones.
[...]" >cité d'un texte de Serge Berthoumieux, publié sur la pochette du disque Erato STU 70928.

Ce fut la dernière oeuvre importante de Maurice Ravel, avant sa grave maladie - une tragique maladie neurodégénérative dont il a hélas souffert pendant les dernières années de sa vie, qui conduira à son décès. Il dédia l'oeuvre à Marguerite Long, qui la donne en première audition à Paris, salle Pleyel, le 14 janvier 1932, l'Orchestre des Concerts Lamoureux étant dirigé par le compositeur. La première audition aux USA date du 22 avril 1932, simultanément par le Boston Symphony Orchestra et le Philadelphia Orchestra dans leurs salles de concert respectives.


Dans un concert du 22 novembre 1966 donné dans le Théâtre des Champs-Élysees de Paris, Charles MÜNCH dirigeait le Concerto en sol majeur, M 83, de Maurice RAVEL, avec sa nièce Nicole HENRIOT-SCHWEITZER en soliste. D'après ce que j'ai pu trouver sur la toile, la première diffusion fut donnée en différé le dimanche 4 décembre suivant, sur France-Musique dans l'émission «Chefs-d'oeuvres en stéréophonie» avec des enregistrements de concert sous la direction de Charles Münch (la totalité de cette émission du 4 décembre 1966 peut-être téléchargée sur le site de l'INA: voir cette page du moteur de recherche, choisir la colonne AUDIO et un triage par date croissante: se trouve actuellement - 9 juillet 2018 - tout-au-bas de la première page).

Charles Münch a dirigé souvent cette oeuvre avec Nicole Henriot-Schweitzer en soliste. Dans son excellente discographie de Charles Münch, Benoît DUHOUX en relève 6 enregistrements connus, dont deux pour le disque:

Nicole Henriot-Schweitzer, OSCC, Paris (Salle de la Mutualité), 31 mai 1949

Nicole Henriot-Schweitzer, BSO, Boston (Symphony Hall), 15 mars 1958 (live)

Nicole Henriot-Schweitzer, BSO, Boston (Symphony Hall), 24 mars 1958

Nicole Henriot-Schweitzer, Chicago Symphony Orchestra, Ravinia Park, Illinois, 5 juillet 1966 (live)

Nicole Henriot-Schweitzer, ON ORTF, Paris (TCE), 22 novembre 1966 (live)

Nicole Henriot-Schweitzer, Jean-Claude Malgoire (cor anglais solo), Orchestre de Paris, Paris (Salle Wagram), 26 et 28 septembre 1968

On ne connaît pas (encore?) d'enregistrements de Charles Münch avec une/un autre soliste, mais qui sait ce que nous cachent encore les nombreuses archives radio à travers le monde...

Voici donc, précédé d'une très court autobiographie racontée par Charles Münch...

Maurice Ravel, Concerto en sol majeur, M 83, Nicole Henriot-Schweitzer, Orchestre National de l’ORTF, Charles Münch, 22 novembre 1966, Théâtre des Champs-Elysées, Paris

Charles Münch, Courte autobiographie         01:46    1. Allegramente                           08:22 (-> 08:22)
   2. Adagio assai                           09:24 (-> 17:46)
   3. Presto                                 03:56 (-> 21:42)

Provenance: Archives ORTF resp. INA

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Nicole HENRIOT-SCHWEITZER, 1945
Source: ParisEnImages, Albin Guillot et Roger-Viollet. Je n'arrive toutefois plus à retrouver cette photo sur le site ParisEnImages?! si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques!


Nicole HENRIOT-SCHWEITZER, 1964
De cette photo je ne connais que l'année: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques!