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Albert Paychère - Cliquer sur la photo pour une vue agrandie et les références
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Chef de choeur et d'orchestre, compositeur,
pédagogue, critique et chroniqueur musical
05.08.1889, Genève - 04.05.1970 (*), Châbles (FR)
(*) certaines sources indiquent le 01.05.1970, ce qui est erroné,
voir l'avis de décès,  Journal de Genève du 6-7 mai 1970, page 16


Sur la page du concerto pour la main gauche de Maurice Ravel dans l'interprétation de  Jacqueline BLANCARD avec l'Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d' Ernest ANSERMET, j'avais à propos de sa première audition en Suisse cité le contenu d'un article paru dans le Journal de Genève du 12 novembre 1937, un compte-rendu retrouvé grâce aux splendides archives de Le Temps, signé par un chroniqueur "A.P.".

Qui était ce "A.P."?! Grâce au superbe organisme de recherches de la Ville de Genève  www.interroge.ch, il est possible de mettre un nom sur ces initiales: il s'agit d'Albert PAYCHÈRE, un Genevois bien connu dans la vie musicale de cette ville.

Après des études au Conservatoire de Genève, entre autres auprès d'Oscar Schulz (piano) et d'Otto Barblan (orgue), il part pour Münich: à l'«Akademie für Tonkunst» il étudie auprès de Friedrich Klose (composition) et Felix Mottl (direction). Après être rentré à Genève, il fonde en 1915 - avec Jean Vilbert et William Viollier - le Choeur de la Société de musique symphonique (SMS). Dans les années qui suivent il monte - entre autres - Le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau (1917), L’Enlèvement au Sérail et Cosi fan tutte (1918) de Mozart, des oeuvres de Gluck, dont Armide (1919), Orphée et Eurydice (1922), Iphigénie en Tauride (1919/20), Fidelio de Beethoven avec l’Orchestre de la Suisse Romande (1927). De 1921 à 1927 il est en plus actif au Festival d’Orange.

En 1919, enseignant à l’École supérieure des jeunes filles, il y fonde un choeur, que reprendra plus tard son fils Henri.

De 1912 à 1943, il enseigne l'histoire de la musique au Conservatoire de Genève.

De 1919 à 1947, Albert Paychère est responsable de la rubrique musicale du «Journal de Genève», à la radio, il présente une émission hebdomadaire de critique de disques.

Albert Paychère composa plusieurs musiques de scène, entre autres deux adaptations de Shakespeare par René-Louis Piachaud réalisées au Grand Théâtre: Le Marchand de Venise par la Société genevoise des amis de l’instruction (24.5.1934) et Coriolan par la troupe de la Comédie de Genève (29.3.1935). Il compose de même pour Carmosine de Musset et Elektra de Leconte de Lisle, ainsi que de la musique vocale.

Sources:
Ville de Genève, interroGE
Journal de Genève, voir ci-dessous
Serge M. Zuber, Musiques d'un siecle à Genève, 1893-1993, page 106
tls.theaterwissenschaft.ch

Pour les 80 ans d'Albert Paychère, Franz WALTER - qui fut également chroniqueur musical à la Tribune de Genève - lui rendait hommage dans un article publié dans Le Samedi Litéraire du Journal de Genève du 9-10 août 1969 en page 9:

"[...] ALBERT PAYCHÈRE a quatre-vingts ans

Albert Paychère vient de fêter ses 80 ans. C'est un anniversaire auquel le «Journal de Genève» ne peut manquer de s'associer étroitement. Albert Paychère n'a-t-il pas été pendant près de trente ans - de 1919 à 1947 - le critique musical attitré de ce journal, marquant de sa personnalité attachante notre rubrique artistique. Une personnalité faite de finesse, de distinction et de scrupule. Certains de ceux qui l'ont connu et suivi alors, savent le soin et la recherche qu'il mettait à accomplir sa tâche, n'hésitant, pas à réclamer et étudier longuement les partitions qu'il était appelé à juger, avant de se prononcer sur une première audition (à vrai dire, le critique d'aujourd'hui. harcelé par une tâche devenue multiple, regrette un peu ce temps où l'approfondissement était possible). Personnalité courtoise aussi, qui prenait le temps de mesurer ses termes, sachant maintenir un ton de bonne compagnie dans une discipline qui incite volontiers aux effets de plume percutants.


Mais il faut rappeler aussi le rôle de pionnier qu'a joué Albert Paychère dans notre ville, à l'époquè où il révélait à notre public certains chefs-d'oeuvre lyriques du passé. Aucun de ceux qui y assistèrent n'a oublié, je suis sûr, ces soirées de la Salle de la Réformation données notamment sous l'égide de Gluck. D'autres se souviendront aussi de leur participation à Orange, au sein du choeur de la Société de musique symphonique qu'il avait fondée et dirigeait en la faisant· participer à de nombreuses exécutions classiques ou modernes. Mais combien aussi gardent en mémoire son activité de pédagogue, que ce soit au conservatoire, comme professeur d'histoire dé la musique, ou à l'École supérieure de jeunes filles où il initia d'innombrabls volées à l'art d'Euterpe.

Tout cela, c'est l'occasion de le rappeler aujourd'-hui alors qu'Albert Paychère se voit fêté par des enfants et petits-enfants devenus à leur tour des musiciens distingués. Et c'est à tous que nous adressons nos félicitations. Franz Walter [...]"


Albert PAYCHÈRE, un portrait fait par J.Richter publié dans le
Journal de Genève du 9-10 août 1969 en page 9 du Samedi littéraire.

Albert PAYCHÈRE est décédé le 4 mai 1970 (ref.: avis de décès  Journal de Genève du 6-7 mai 1970, page 16; sur la même page un hommage lui est rendu, signé "J.C.P.":

"[...] Après R.-Aloys Mooser, qui disparaissait il y a quelques mois, Albert Paychère vient de s'éteindre moins d'un an après avoir fêté ses 80 ans: c'est ainsi une grande génération de critiques musicaux et de musicologues genevois qui meurt: critiques qui tenaient, par exemple, à se procurer et à étudier longuement les partitions qu'ils étaient appelés à juger, avant de se prononcer sur une première audition. Certes, l'époque a changé, parce que les nouveautés se sont multipliées à l'infini, parce que le rythme de vie actuel ne permet plus guère la méditation. C'étaient néanmoins là des personnalités, au profil presque légendaire, dont on ne voit plus guère de représentants.

Né en 1889, Albert Paychère avait fait ses classes au Collège de Genève, et obtenu sa maturité classique en même temps qu'il poursuivait, au Conservatoire, ses études musicales, où il eut pour maîtres Schulz et Barblan. Puis F. Klose et Félix Mottl (composition, direction), à l'Académie der Tonkunst de Munich. Il revient ensuite à Genève où il fonde le Choeur de la Société de Musique Symphonique, pour les concerts et le théâtre: ce choeur donnera en première audition le Martyre de saint Sébastien, et la Symphonie des Psaumes, sous la direction bien sûr d'Ernest Ansermet. Et puis Gluck, dont Albert Paychère fit découvrir aux Genevois l'Alceste, l'Iphigénie en Aulide ou l'Armide; et encore, véritable pionnier, il assurait les premières auditions genevoises de l'Enlèvement au Sérail, de l'Enfance du Christ de Berlioz et de sa Prise de Troie, du Freischuetz de Weber et du Fidelio de Beethoven pour marquer les centièmes anniversaires (1926 et 1927), ou encore de Parsifal et du Crépuscule des dieux.

Dès 1921, cette Société entame une collaboration suivie avec le théâtre antique d'Orange. De 1919 à 1947, Albert Paychère dirige la rubrique musicale (concerts et disques) de notre journal, en même temps qu'il enseigne au Conservatoire (de 1923 à 1943) et assure à la Radio une émissions hebdomadaire de critique de disques. Sans parler de ses activités à l'Ecole supérieure de jeunes filles (dont il fonde le choeur en 1919 déjà, et dont la direction est maintenant assurée par son fils, M. Henri Paychère) ou de son rôle de compositeur (il laisse plusieurs musiques de scène).

Le «Journal de Genève » ressent douloureusement cette perte, et prie la famille d'Albert Paychère de trouver ici l'expression de sa profonde sympathie.  J.C.P.[...]"

J.C.P. pourrait être Jean-Claude Poulin




Albert PAYCHÈRE
Portrait publié entre autres dans le livre de Serge M. Zuber,
Musiques d'un siecle à Genève, 1893-1993, page 106

Photographe ??, date ?? - si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques!




Ce portrait d'Albert Paychère fut - entre autres - publié dans l'illustré La Patrie Suisse de 1918, en page 64, à propos d'une représentation de l'Armide de Gluck