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Jacques Dumont, 1er violon, Maurice Crut, 2e violon, cliquer pour une vue agrandie
Robert Salles, violoncelle et Léon Pascal, alto, cliquer pour une vue agrandie
Recto de la pochette du disque MMS-2219, cliquer pour une vue agrandie
Étiquette recto du disque MMS-2219, cliquer pour une vue agrandie
Étiquette verso du disque MMS-2219, cliquer pour une vue agrandie
Kopf Bild Pascal Quatuor 155 250
Franz SCHUBERT
Octuor en fa majeur pour deux violons, alto,
violoncelle, contrebasse, clarinette, cor et basson
Gaston LOGEROT, contrebasse
Jacques LANCELOT, clarinette
Paul HONGNE, basson, Gilbert COURSIER, cor
Jacques DUMONT et Maurice CRUT, violons
Léon PASCAL, alto, Robert SALLES, violoncelle
1960, MMS-2219

Commencé en février et achevé le 1er mars 1824 - ainsi qu'inscrit à la fin du manuscrit autographe conservé à la Wienbibliothek im Rathaus de Vienne - l'Octuor de Franz Schubert fut donc achevé pendant une année où il écrivait presque exclusivement des oeuvres instrumentales: l'oeuvre appartient à la même époque que - par exemple - la sonate pour arpeggione et les deux grands quatuors à cordes en la mineur et en ré mineur (La Mort et la jeune fille).

Avec son Octuor - d'une dimension inhabituelle, durant près d'une heure! -, Schubert a écrit une oeuvre dans laquelle revit l’esprit des divertissements et sérénades de Mozart, enrichi de l’expression romantique. Il jette par là un pont du classicisme au romantisme, à une certaine expression viennoise transfigurée, toute de douceur et de plénitude sonore.

Il s’inspire d’une pièce de Beethoven, son Septuor op.20 composé en 1799. Il est fort possible que l'oeuvre de Schubert fut commanditée par le comte Ferdinand Troyer, Grand Maître de la maison de l’archiduc Rudolph, élève et mécène de Beethoven, qui aurait peut-être même exprimé "[...]  le souhait d’y trouver un pendant à l’oeuvre alors très en vogue de Beethoven. Les similitudes vont de la formation – chez Schubert, seul un violon s’ajoute à la formation pour clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse du septuor – à la structure en six mouvements, en passant par les introductions lentes des deux mouvements extrêmes. Par rapport à l’oeuvre de Beethoven encore entièrement ancrée dans la tradition du divertimento, la différence la plus notable réside dans le ton parfois sérieux, voire sombre (notamment dans l’Andante molto du mouvement final).
Pour l’expliquer, les biographes évoquent l’état d’esprit de Schubert au moment de la composition, dont il parle lui-même très ouvertement dans la lettre citée ci-dessus: «Imagine un homme dont la santé ne sera plus jamais vraiment bonne et qui de désespoir rend les choses toujours plus difficiles au lieu de les alléger, imagine un homme, dis-je, dont les plus brillants espoirs ont été anéantis, à qui le bonheur de l’amour et de l’amitié n’apporte au mieux que souffrance, pour qui l’enthousiasme pour la beauté (ou du moins l’inspiration qu’elle génère) menace de disparaître, et demande-toi s’il ne s’agit pas là d’un homme misérable et malheureux?» (Dokumente, p.234).
[...]
Si l’on fait abstraction du rôle virtuose attribué au premier violon, en particulier dans les mouvements extrêmes, les cordes sont traitées davantage comme un corps homogène. Par contre, la clarinette, le basson et le cor, à l’image des différents groupes d’instruments à vent de l’orchestre, jouent des rôles bien distincts. La clarinette est hissée au rang d’instrument soliste, ce qui a vraisemblablement un rapport non seulement avec les sonorités contrastées de ses différents registres, mais aussi avec le fait que le comte Troyer était un excellent clarinettiste amateur. Les apparitions du cor en tant que soliste sont relativement circonscrites tandis que le basson, encore entièrement dévolu au soutien de la basse, reste largement à l’arrière-plan.  [...]" cité du texte de Peter Jost - Munich, printemps 2014 - publié en préface de l'édition Henle.

Il semble qu’il y ait eu au printemps 1824 une exécution privée de l’Octuor au domicile du commanditaire. Une autre interprétation eut probablement lieu chez Franz Lachner en 1826. Le 16 avril 1827, à la Wiener Musikvereinssaal dans le cadre des quatuors d'abonnement d’Ignaz Schuppanzigh, fut donnée la première audition publique. La critique parue après cette première craignait que la longueur de l'Octuor ne dépassât peut-être les facultés d'écoute du public: «La composition de Monsieur Schubert est à la mesure du grand talent de son auteur, lumineuse, agréable et intéressante; mais peut-être l’attention des auditeurs est-elle sollicitée davantage qu’à l’accoutumée au regard de sa longue durée» (Wiener allgemeine Theaterzeitung, no 50, 26 avril 1827, p.203).
L'oeuvre tomba ensuite effectivement dans l'oubli. Ce n'est que lors des exécutions de la musique de chambre de Schubert, notamment sous la direction de Josef Hellmesberger à Vienne, qui présenta l’Octuor comme une «nouveauté» lors d’une soirée musicale le 29 décembre 1861, que fut éveillé un nouvel intérêt pour cette oeuvre. Elle connut alors aussitôt le succès, considérée déjà vers 1900 par Richard Heuberger (Franz Schubert, Berlin, 1902, p.66) comme «l’une des oeuvres les plus inventives, aux sonorités les plus belles parmi le répertoire de musique de chambre».
MMS 2219 Verso Titre FR
Une courte description citée du texte publié au verso de la pochette du disque MMS-2219:

"[...]  Un adagio grave et solennel ouvre le premier mouvement, ses motifs diatoniques sur un rythme pointé ont une signification thématique pour l'allegro symphonique qui lui succède, dont le second thème au caractère gracieux est confié à la clarinette et au cor. Cette musique enjouée se termine sur une mélodie réservée au cor, qui est un dernier développement d’un motif de second thème.

Dans le deuxième mouvement la clarinette chante d’une manière bouleversante une mélodie pastorale et fuyante, une sorte de romance sans paroles.

Le troisième mouvement, un scherzo, s’installe allegro vivace par des détachés vigoureux, une manière de danse populaire, qui cède la place dans le trio à une mélodie douce et chantante, soutenue par les pizzicati assidus du violoncelle.

Le quatrième mouvement, andante en do majeur, amène un thème de lied charmant, celui d’un duo de l’opéra écrit en 1816 «Les Amis de Salamanque», et qui sera varié sept fois dans une atmosphère de gaieté insouciante. Tous les instruments entrent à leur tour: le premier violon, les vents et les cordes par groupes opposés, le cor avec le violon aux ornementations solistiques, le violoncelle; la cinquième variation en mineur, de nouveau avec des contrastes de groupes, la sixième en la bémol majeur avec la clarinette et les cordes en pleine lumière, la septième poco piu mosso avec les traits rapides et les sauts du violon, et finalement un épilogue piu lento sur une pédale rythmée de la contrebasse et du cor.

Le cinquième mouvement, un menuet allegretto, est tout à fait viennois et beaucoup plus lyrique que le scherzo; le basson et le violon introduisent le trio rustique à la manière familière des musiciens de taverne (ce que nous devinons derrière l’expression dialectale viennoise «heurig» ); la coda appartient de nouveau au cor et à la clarinette.

L'andante molto du dernier mouvement commence d’une façon mystérieuse avec des soupirs et des accents douloureux - ce sont les seules ombres projetées sur cette oeuvre toute baignée de clarté. Ensuite commence allegro un thème qui flâne gaiement, trop délicat pour être une marche, mais tout de même entraînant comme une invite à la promenade; un second thème est une vraie mélodie à fredonner; tout cela respire la gaîté, tandis que brusquement, peu avant la coda, revient l’introduction grave avec ses soupirs plaintifs. Mais ce n’est qu’un court moment d’hésitation avant l'allegro molto qui conduit par un accelerando à une conclusion pétulante de joie. 
[...]"

Le Quatuor PASCAL enregistra cette oeuvre avec Gaston LOGEROT, contrebasse, Jacques LANCELOT, clarinette, Paul HONGNE, basson, et Gilbert COURSIER, cor (sur les étiquettes du disque et la pochette, ces deux instruments sont intervertis): je n'ai pas encore pu trouver de datation exacte, ni si l'enregistrement fut fait spécialement pour Concert Hall & sociétés affiliées: en se basant sur le numéro du disque - 2219 - et sur les dates connues des numéros précédents - 2215 à 2218, enregistrés de septembre à décembre 1960 - cet enregistrement doit avoir été fait au plus tard vers la fin 1960. Le site de la Bibliothèque Nationale de France date la parution de l'édition de Guilde internationale du disque de 1962.

Selon la revue Billboard du 31 décembre 1966 en page 40 l'enregistrement fut réédité aux USA sur disques Monitor MC 2110, MCS 2110 (voir aussi cette page du catalogue de la Library of congress).

Voici donc...

Franz Schubert, Octuor en fa majeur pour deux violons, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, cor et basson, Op. 166, D 803, Gaston Logerot, contrebasse, Jacques Lancelot, clarinette, Paul Hongne, basson, Gilbert Coursier, cor, Jacques Dumont et Maurice Crut, violons, Léon Pascal, alto, Robert Salles, violoncelle, 1960, MMS-2219

   01. Adagio - Allegro             12:03 (-> 12:03)
   02. Adagio                       10:22 (-> 22:25)
   03. Allegro vivace               06:15 (-> 28:40)
   04. Andante con variazioni       12:50 (-> 41:30)
   05. Menuetto (Allegretto)        06:46 (-> 48:16)
   06. Andante molto - Allegro      10:02 (-> 58:18)

Provenance: Provenance: Musical Masterpiece Society MMS-2219
que vous pouvez obtenir en...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

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(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.

MMS 2219 Recto
Recto de la pochette du disque MMS-2219

MMS 2219 Etiquette Recto f2f2f2
Étiquette recto du disque MMS-2219

MMS 2219 Etiquette Verso f2f2f2
Étiquette verso du disque MMS-2219