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Igor MARKEVITCH, mai 1936, Paris, © Roger-Violet et Boris Liptnitzi, PARISENIMAGES, cliquer pour voir l'original
Igor MARKEVITCH, juin 1948, Paris, © Roger-Violet et Boris Liptnitzi, PARISENIMAGES, cliquer pour voir l'original
Igor MARKEVITCH, octobre 1957, Paris, © Roger-Violet et Boris Liptnitzi, PARISENIMAGES, cliquer pour voir l'original
Igor MARKEVITCH, mai 1936, Paris, © Roger-Violet et Boris Liptnitzi, PARISENIMAGES, cliquer pour voir l'original
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Igor MARKEVITCH, octobre 1957, Paris, © Roger-Violet et Boris Liptnitzi, PARISENIMAGES, cliquer pour voir l'original
Kopf Bild Markevitch 155 250
Le portrait d'Igor MARKEVITCH inséré dans l'en-tête provient du site PARISENIMAGES, © Roger-Violet, Boris Liptnitzi, Numéro d'image: 73186-17, Numéro d'inventaire: LIP-2230-034, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale.
Pour les portraits à gauche et à droite: mêmes sources, mêmes conditions d'utilisations. Cliquer sur les photos pour voir l'original et ses références. Portraits de mai 1936, juin 1948 et octobre 1957 (de haut en bas)
Courte biographie
27.07.1912, Kiev - 07.03.1983, Antibes
Chef d'orchestre, compositeur et pédagogue d'origine russe
naturalisé italien (1947) puis français (1982)

Né à Kiev, Igor MARKEVITCH n'aura guère eu le temps de connaître sa patrie: son père - Boris Nikolaïevitch Markevitch, pianiste, élève d'Eugen d’Albert et de Raoul Pugno - souffrant d'une tuberculose pulmonaire, émigre avec sa famille à Paris en 1914, et s'installe 19 rue de la Fontaine; l'année suivante, l'état de santé du père nécessite un séjour en Suisse, d'abord à Lausanne, puis à Leysin.

Repères chronologiques de sa vie et carrière

- 1917 Ne pouvant retourner en Russie (suite à la révolution communiste), la famille se fixe à la Tour-de-Peilz, villa Maria, avenue de la Cressire: c'était une propriété abandonnée, construite par des Russes, les Chouvalov, ressemblant à une datcha, et qui leur fut cédée pour trente francs par mois. Igor Markevitch dans ses souvenirs: "[...] Nous allions habiter plusieurs années dans cette baraque insalubre, toujours froide, infestée de souris et qui passait pour hantée. Là restent enfouis mes plus heureux souvenirs d'enfance [...]"

Igor Markevitch reçoit d'abord de son père, puis - à partir de 1917 - d'une de ses élèves, Mme Pasteur, une formation de pianiste. Il étudiera ensuite avec Paul Loyonnet, à Lausanne, puis avec Emile-Robert Blanchet, un élève de Busoni.

C'est donc sur les rives du Léman qu'Igor Markevitch grandit et qu'il eut plus tard son principal port d'attache, pendant plus de cinquante ans d'une carrière des plus riches. Igor Markevitch est un peu Vaudois d'adoption, comme le montrent ses domiciles successifs. De la villa Maria, à la Tour-de-Peilz, jusqu'à l'Aiglerie, à Villars s/Ollon (***), en passant par Corsier s/Vevey (*) et Chigny s/Morges, c'est une splendide terre d'accueil qui s'offre au musicien et à sa famille. À la fin de sa vie, il s'installera à Saint-Cézaire, près de Grasse, en France, mais reste fidèle à la Suisse Romande où il revient régulièrement.

(*) 1934 - 1940, maison de Palézieux à Corsier "[...] Je m'attachais spontanément à cette maison à laquelle je me sentis bientôt aussi identifé qu'un jaune dans son oeuf [...]"
(**) après son séjour en Italie durant la guerre)
(***)  1954, une maison dont il dessine les plans et qu'il baptise L'Aiglerie

- 1921 Igor entre au Collège de Vevey: parmi ses professeurs se trouvent Emmanuel Buenzod et Hermann Lang

- 1923 Après le décès de son père, le jeune Igor (il n'a alors que onze ans) devient l'objet d'une attention et d'une admiration exclusives de la part de sa mère

- 1925 Compose à 13 ans - pour le mariage d'une amie de sa mère - une petite oeuvre pour piano intitulée Noces

- 1926 Emile-Robert Blanchet organise une rencontre avec Alfred Cortot, de passage à Lausanne: Igor Markevitch lui présente les Noces composée l'année précédente. Alfred Cortot, très impressioné, incite sa mère à le laisser partir pour Paris, afin qu'il reçoive une formation musicale plus complète. Il le prend comme élève dans sa classe, au sein de l'Ecole Normale de Musique qu'il a créée, le confie à Nadia Boulanger qui va éveiller en lui une vocation de compositeur.

Igor Markevitch travaille ensuite l'orchestration avec Vittorio Rieti, un élève de Respighi et Casella, et la direction avec Pierre Monteux (1933), qui venait de fonder l'École Monteux, destinée aux jeunes chefs.

Son premier concert aura lieu au Concertgebouw d'Amsterdam, où il est invité par Monteux pour la création de Rébus. De 1934 à 1936 il travaille la direction d'orchestre avec Hermann Scherchen. Dans ces années 1925 - 1939, il se consacre toutefois avant tout à la composition.

En 1939, les hostilités surprennent Igor Markevitch en Italie, où il fait partie de la résistance italienne dans la région des Apennins au nord de Florence. À la Libération, il est chargé de réorganiser le Mai Musical Florentin dont il prend la direction. En 1947 il reçoit la nationalité italienne.

Sa carrière de chef d'orchestre se développe alors très rapidement, elle le rendra très célèbre, éclipsera toutefois son activité de compositeur, restée peu connue du grand public.

- 1949 - 1956, chargé de cours de direction d'orchestre au Mozarteum de Salzbourg

- 1952 - 1955, direction musicale de l'Orchestre symphonique de Stockholm


- 1957 - 1962, Orchestre des Concerts Lamoureux


- 1957 - 1958, Orchestre symphonique de La Havane


- 1958 - 1961, Orchestre symphonique de Montréal


- 1965 - 1972, responsable de l'Orchestre symphonique de la radio-télévision espagnole à Madrid, enseigne la direction d'orchestre au Conservatoire Royal de Madrid, à Mexico, à Saint-Jacques-de-Compostelle


- 1968 - 1973, directeur de l'Orchestre national de l'Opéra de Monte-Carlo


- 1973 - 1975, direction musical de l'Orchestre de l'Académie Sainte-Cécile de Rome


Atteint de surdité partielle, son activité de chef d'orchestre se ralentit progressivement au profit de l'enseignement et de la rédaction d'un certain nombre d'ouvrages.

Les oeuvres les plus marquantes d'Igor Markevitch sont un Concerto pour piano (1929), la Partita pour piano et orchestre (1936), Cantate sur un texte de Cocteau (1930), l'oratorio Paradis perdu (1935) ainsi qu'une réalisation de l'Offrande musicale de J. S. Bach: voir cette page de Wikipedia pour plus de détails.

Il a créé des oeuvres de - entre autres - Luigi Dallapiccola (Marsia, ballet, 1948), Daniel-Lesur (Ouverture pour un festival, 1951), Alberto Ginastera (Variations concertantes, 1953), Gian Francesco Malipiero (Symphonie No 3, 1945), Astor Piazzolla (Sinfonia, BuenosAires,1952).

Ses principaux écrits: Introduction à la musique (Lausanne, 1940); Made in Italy (Genève, 1946); Point d'orgue: entretiens avec Claude Rostand (Paris, 1959); Édition encyclopédique des neuf symphonies de Beethoven, Van de Velde (Tours, 1982); Le Testament d'Icare, Gallimard (Paris, 1984)

Dans ses dernières années, Igor Markevitch avait entrepris (sous le titre Être et avoir été) une vaste autobiographie, qui aurait dû comprendre deux tomes. Seul le premier en a été publié (Gallimard, Paris 1980): il concerne la partie de sa vie la plus intéressante, à savoir le jeune Markevitch - le compositeur - de sa naissance en 1912 à la fin de la Seconde guerre.

À l'occasion du centenaire de la naissance d'Igor Markevitch, le Septembre Musical de Montreux organisa, en collaboration avec le Château de Chillon, une exposition-souvenir. À travers manuscrits, lettres, partitions, publications, programmes, portraits, photographies, pochettes de disques, archives sonores et audio-visuelles, l'exposition invitait à découvrir un personnage aux facettes multiples: il en est heureusement resté un reflet par la publication du livre de Jean-François Monnard «Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre» Exposition du Château de Chillon, Veytaux, 25 août 2012 - 28 octobre 2012, ISBN: 978-2-8399-1064-4. Voir aussi «Paradis perdu - Le destin fabuleux d’Igor Markevitch», que Jean-François Monnard a publié sur une page de son site.

L'exposition avait aussi fait l'objet d'une émission extrêmement intéressante de la série d'Espace 2 «Magma», diffusée le 12.09.2012, 12h00, Yves Bron reçevant Jean-François Monnard, alors directeur adjoint du Septembre Musical et commissaire de l'exposition, voir aussi cette page du site de Jean-François Monnard. L'émission peut être écoutée resp. téléchargée sur cette page du site de la RTS.

L'exposition avait également fait l'objet d'une courte présentation dans Les Matinales d'Espace 2 du 4 octobre 2012, qui peut être réécoutée et téléchargée
 sous ce lien (entretien de Paul-André Demierre avec Jean-François Monnard).

Jean-François Monnard a en plus participé à une série de 5 émissions sur Igor Markevitch, au micro de Jean-Luc Rieder, diffusées dans le cadre de Musique en mémoire, du 27 août 2012 au 31 août 2012.
Ces émissions peuvent être écoutées ou téléchargées sous les liens suivants:

Musique en mémoire, 27.08.2012, 10h00, Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre 1/5

Musique en mémoire, 28.08.2012, 10h00, Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre 2/5

Musique en mémoire, 29.08.2012, 10h00, Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre 3/5

Musique en mémoire, 30.08.2012, 10h00, Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre 4/5

Musique en mémoire, 31.08.2012, 10h00, Igor Markevitch, compositeur et chef d'orchestre 5/5

Une splendide collection de portraits peut être visualisée à partir de cette page du site www.parisenimages.fr (collections photographiques de la Ville de Paris avec un accès libre - et gratuit - à plus de 120 000 clichés issus des collections Roger-Viollet et partenaires, ainsi que celles des musées et bibliothèques de la Ville de Paris)

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