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Kopf Bild Kletzki Paul 155 250
Ludwig van BEETHOVEN
Symphonie No 6  en fa majeur, opus 68, dite «Pastorale»
Orchestre National de la RadioDiffusion Française
Paul KLETZKI
Juin 1961, MMS-2239, SMS-2239

Ludwig van Beethoven composa cette symphonie au printemps/été 1808 à Heiligenstadt, Grinzinger Strasse 64, en même temps que sa 5e symphonie. Des esquisses de cette symphonie remontent toutefois jusqu'en 1803. Il l'intitula lui-même «Symphonie pastorale» (*) et la dédia au prince Lobkowitz et au comte Razumovsky. L'oeuvre fut donnée en première audition le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien, sous la direction du compositeur - lors d'un concert composé uniquement de ses oeuvres, durant près de 4 heures!

(*) Son titre a subi diverses modifications avant sa publication définitive, de même que l’argument de chacune de ses parties.
Dans le manuscrit autographe, elle est intitulée simplement:
«Sinfonia 6na Da Luigi Van Beethoven. - Sensations agréables et sereines qui s'éveillent chez l'arrivant à la campagne»
Lors de sa première audition, le programme du concert l'annonçait en ces termes: «Une symphonie sous le titre: Souvenirs de la vie des champs, en fa majeur No 6».
La partition parue en avril 1809 lui donne le titre définitif de «Symphonie pastorale», avec l'observation suivante au verso de la première page: «Plutôt une expression de sensations qu'une description». Chaque mouvement est précédé de sous-titres explicatifs, dont l'ensemble doit être considéré comme le programme officiel de cette symphonie.
Watteau La Danse Champetre 1706-1710
Jean-Antoine Watteau, La Danse Champêtre, 1706-1710
La valeur exceptionelle de la Pastorale, qui à l'époque de la première audition fut complètement ignorée, "[...] vient du génie de Beethoven. Par ailleurs, il ne fut pas le premier à composer une symphonie pastorale; on en composa plus d’une, au XVIIIe siècle, et auxquelles il ne manquait ni l'«Orage» ni la joie reconnaissante des bergers en voyant reparaître le ciel bleu. D’autre part la forme en est exclusivement musicale, et le sentiment, presque populaire, de la nature y est si vif qu’on le reconnaîtrait aisément, sans programme.
Parmi les esquisses destinées à cette symphonie, Beethoven a noté cette réflexion: «Quiconque a la moindre idée de la vie à la campagne peut aisément se figurer ce qu’a voulu l’auteur, sans tant d'annotations». Et il pensa en effet un instant à s’abstenir de donner un titre à chaque morceau. «On laisse à l’auditeur, écrit-il encore, le soin de découvrir les situations»: et il se borne à donner ce nom à l’oeuvre nouvelle: «Symphonie caractéristique. Souvenir de la vie des champs». Et, comme pour se mettre en garde, il note encore: «Toute imitation en musique instrumentale perd son effet sitôt qu'elle est poussée trop loin».
[...]
Sa conception de la nature est sentimentale plus que sensitive. «Expression du sentiment plutôt que peinture» prend-il la précaution de noter sous le titre de son oeuvre. Et il revient plus d'une fois sur ce point dans ses esquisses, comme pour prévenir un reproche d’avoir voulu faire de la musique descriptive et de n’y avoir pas réussi, ou encore pour s’assurer lui-même de la légitimité de son propos.
[...]
Très peu descriptive, cette symphonie est toute de sentiment. Au milieu de cette belle nature c’est encore l’homme, c’est Beethoven, comme dans ses autres symphonies, que nous retrouvons avec son idéal moral et religieux qui nous trace, de la même main puissante qui avait écrit l'«Héroïque», une édifiante et fort belle idylle: «Sinfonia Pastorella». À tous égards, elle mérite son nom de pastorale. Elle est faite autrement, d’un autre style et non seulement d'un autre sentiment, que celle, par exemple, en ut mineur, sa contemporaine. Elle est moins concentrée, moins «active», pour ainsi dire, que la 5e; on n’y trouve pas, comme dans celle-ci, cette déduction d'une logique opiniâtre qui tend de tout son effort vers son but. Elle s’étale au contraire avec une tranquille complaisance. D’un sentiment lyrique, contemplatif — sauf la Danse villageoise et l’Orage qui font une petite scène d’ailleurs très stylisée — son développement est lyrique aussi, plus que dramatique, d'une uniformité voulue, et, même dans le premier allegro, le travail thématique n’a pas cette rigueur volontaire qui est caractéristique de la 5e Symphonie et, en général, de tous les grands ouvrages de Beethoven. Un bonheur paisible s'exhale, trouvant sans cesse en lui-même, et dans la nature qui en est la cause, un nouvel aliment. Il s’exprime en des mélodies d’un ton aimable non exempt parfois d’une rustique gaucherie, d’une délicieuse et fraîche simplicité.
[...]" Extraits cité d'un Bulletin musical de la Société de Musique de Neuchâtel paru en 1925.
MMS 2239 Recto
Recto de la pochette du disque MMS-2239
À part «Wellingtons Sieg oder die Schlacht bei Vittoria», la Symphonie Pastorale est la seule oeuvre de musique à programme - «Programmmusik» - de Beethoven.

Voici ce qu'en écrivit Berlioz dans son ouvrage «À travers chants» publié en 1862:

"[...] Cet étonnant paysage semble avoir été composé par Poussin et dessiné par Michel-Ange. L’auteur de Fidelio et de la Symphonie héroïque veut peindre le calme de la campagne, les douces moeurs des bergers. Mais entendons-nous: il ne s’agit pas des bergers roses-verts et enrubanés de M. de Florian, encore moins de ceux de M. Lebrun, auteur du Rossignol, ou de ceux de J.-J. Rousseau, auteur du Devin du Village. C’est de la nature vraie qu’il s’agit ici. Il intitule son premier morceau: Sensations douces qu’inspire l’aspect d’un riant paysage. Les pâtres commencent à circuler dans les champs, avec leur allure nonchalante, leurs pipeaux qu’on entend au loin et tout près; de ravissantes phrases vous caressent délicieusement comme la brise parfumée du matin; des vols ou plutôt des essaims d’oiseaux babillards passent en bruissant sur votre tête, et de temps en temps l’atmosphère semble chargée de vapeurs; de grands nuages viennent cacher le soleil, puis tout à coup ils se dissipent et laissent tomber d’aplomb sur les champs et les bois des torrents d’une éblouissante lumière. Voilà ce que je me représente en entendant ce morceau, et je crois que, malgré le vague de l’expression instrumentale, bien des auditeurs ont pu en être impressionnés de la même manière.

Plus loin est une Scène au bord de la rivière. Contemplation... L’auteur a sans doute créé cet admirable adagio, couché dans l’herbe, les yeux au ciel, l’oreille au vent, fasciné par mille et mille doux reflets de sons et de lumière, regardant et écoutant à la fois les petites vagues blanches, scintillantes du ruisseau, se brisant avec un léger bruit sur les cailloux du rivage; c’est délicieux. Quelques personnes reprochent vivement à Beethoven d’avoir, à la fin de l’adagio, voulu faire entendre successivement et ensemble le chant de trois oiseaux. Comme, à mon avis, le succès ou le non succès décident pour l’ordinaire de la raison ou de l’absurdité de pareilles tentatives, je dirai aux adversaires de celle-ci que leur critique me paraît juste quant au rossignol dont le chant n’est guère mieux imité ici que dans le fameux solo de flûte de M. Lebrun; par la raison toute simple que le rossignol, ne faisant entendre que des sons inappréciables ou variables, ne peut être imité par des instruments à sons fixes dans un diapason arrêté; mais il me semble qu’il n’en est pas ainsi pour la caille et le coucou, dont le cri ne formant que deux notes pour l’un, et une seule note pour l’autre, notes justes et fixes, ont par cela seul permis une imitation exacte et complète.

A présent, si l’on reproche au musicien, comme une puérilité, d’avoir fait entendre exactement le chant des oiseaux, dans une scène où toutes les voix calmes du ciel, de la terre et des eaux doivent naturellement trouver place, je répondrai que la même objection peut lui être adressée, quand, dans un orage, il imite aussi exactement les vents, les éclats de la foudre, le mugissement des troupeaux. Et Dieu sait cependant s’il est jamais entré dans la tête d’un critique de blâmer l’orage de la symphonie pastorale ! Continuons: le poëte nous amène à présent au milieu d’une Réunion joyeuse de paysans. On danse, on rit, avec modération d’abord; la musette fait entendre un gai refrain, accompagné d’un basson qui ne sait faire que deux notes. Beethoven a sans doute voulu caractériser par là quelque bon vieux paysan allemand, monté sur un tonneau, armé d’un mauvais instrument délabré, dont il tire à peine les deux sons principaux du ton de fa, la dominante et la tonique. Chaque fois que le hautbois entonne son chant de musette naïf et gai comme une jeune fille endimanchée, le vieux basson vient souffler ses deux notes; la phrase mélodique module-t-elle, le basson se tait, compte ses pauses tranquillement, jusqu’à ce que la rentrée dans le ton primitif lui permette de replacer son imperturbable fa, ut, fa. Cet effet, d’un grotesque excellent, échappe presque complétement à l’attention du public. La danse s’anime, devient folle, bruyante. Le rhythme change; un air grossier à deux temps annonce l’arrivée des montagnards aux lourds sabots; le premier morceau à trois temps recommence plus animé que jamais: tout se mêle, s’entraîne; les cheveux des femmes commencent à voler sur leurs épaules; les montagnards ont apporté leur joie bruyante et avinée; on frappe dans les mains; on crie, on court, on se précipite; c’est une fureur, une rage... Quand un coup de tonnerre lointain vient jeter l’épouvante au milieu du bal champêtre et mettre en fuite les danseurs.

Orage, éclairs. Je désespère de pouvoir donner une idée de ce prodigieux morceau; il faut l’entendre pour concevoir jusqu’à quel degré de vérité et de sublime peut atteindre la musique pittoresque entre les mains d’un homme comme Beethoven. Écoutez, écoutez ces rafales de vent chargées de pluie, ces sourds grondements des basses, le sifflement aigu des petites flûtes qui nous annoncent une horrible tempête sur le point d’éclater; l’ouragan s’approche, grossit; un immense trait chromatique, parti des hauteurs de l’instrumentation, vient fouiller jusqu’aux dernières profondeurs de l’orchestre, y accroche les basses, les entraîne avec lui et remonte en frémissant comme un tourbillon qui renverse tout sur son passage. Alors les trombones éclatent, le tonnerre des timbales redouble de violence; ce n’est plus de la pluie, du vent, c’est un cataclysme épouvantable, le déluge universel, la fin du monde. En vérité, cela donne des vertiges, et bien des gens, en entendant cet orage, ne savent trop si l’émotion qu’ils ressentent est plaisir ou douleur. La symphonie est terminée par l’Action de grâces des paysans après le retour du beau temps. Tout alors redevient riant, les pâtres reparaissent, se répondent sur la montagne en rappelant leurs troupeaux dispersés; le ciel est serein; les torrents s’écoulent peu à peu; le calme renaît, et, avec lui, renaissent les chants agrestes dont la douce mélodie repose l’âme ébranlée et consternée par l’horreur magnifique du tableau précédent.
[...]"

Paul KLETZKI a enregistré quelques disques pour Concert Hall, dont ce disque MMS-2239 - paru également en stéréo comme SMS-2239 - avec la symphonie No 6 de Beethoven. Il dirige ici l'Orchestre National de la RadioDiffusion Française, un enregistrement fait en juin 1961 à Paris - selon la discographie de Michael GRAY.
MMS 2239 Etiquette 1 65c2fc
Étiquette recto du disque MMS-2239

Pour Concert-Hall, Paul Kletzki a encore enregistré trois autres symphonies de Beethoven: la symphonie No 1 - première parution sur MMS-219 - la symphonie No 3 - première parution sur MMS-2275 -, et la symphonie No 5 - première parution sur MMS-2313, les trois avec l'Orchestre de la Südwestfunk.

Les exemplaires à ma disposition pour les restaurations de disques Concert Hall, Musical Masterpiece Society & sociétés affiliées viennent en majeure partie de l'inépuisable collection de Stefan KRAMER, que je remercie pour sa générosité.

Voici d'abord la version publiée en monophonie sur le MMS-2239...

Ludwig van Beethoven, Symphonie No 6 en fa majeur, opus 68, dite «Pastorale», Orchestre National de la RadioDiffusion Française, Paul Kletzki, juin 1961, MMS 2239, MONO

1. Erwachen heiterer Empfindungen bei der Ankunft    auf dem Lande (Éveil d'impressions agréables en    arrivant à la campagne) - Allegro ma non troppo 09:28  (-> 09:28)
2. Szene am Bach (Scène au bord du ruisseau) -    Andante molto moto                              13:07  (-> 22:35)
3. Lustiges Zusammensein der Landleute (Joyeuse     assemblée de paysans) - Allegro                 05:36  (-> 28:11)
4. Gewitter, Sturm (Tonnerre - Orage) - Allegro 04:08:870 (-> 32:19:870)
5. Hirtengesang, frohe und dankbare Gefühle nach     dem Sturm (Chant pastoral. Sentiments joyeux et     reconnaissants après l'orage) - Allegretto   09:01     (-> 41:20:870)

Provenance: MMS-2239

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Étiquette verso du disque MMS-2239
SMS 2239 Sigle
La version publiée en STÉRÉO sur le SMS-2239
SMS 2239 Etiquette 1 65c2fc
Étiquette recto du disque SMS-2239
Cet exemplaire du disque a hélas tendance à pleurer par endroits, le disque étant un peu voilé. Mais il est quand-même très agréable à écouter. Le caractère stéréophonique n'est certes pas encore très prononcé, mais le son est nettement plus "spacieux".

Ludwig van Beethoven, Symphonie No 6 en fa majeur, opus 68, dite «Pastorale», Orchestre National de la RadioDiffusion Française, Paul Kletzki, juin 1961, SMS 2239, STÉRÉO

1. Erwachen heiterer Empfindungen bei der Ankunft    auf dem Lande (Éveil d'impressions agréables en    arrivant à la campagne) - Allegro ma non troppo 09:28  (-> 09:28)
2. Szene am Bach (Scène au bord du ruisseau) -    Andante molto moto                              13:03  (-> 22:31)
3. Lustiges Zusammensein der Landleute (Joyeuse     assemblée de paysans) - Allegro                 05:35  (-> 28:06)
4. Gewitter, Sturm (Tonnerre - Orage) - Allegro 04:07:410 (-> 32:13:410)
5. Hirtengesang, frohe und dankbare Gefühle nach     dem Sturm (Chant pastoral. Sentiments joyeux et     reconnaissants après l'orage) - Allegretto   08:57     (-> 41:10:410)

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