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Courte biographie
10 juin 1904, Genève - 4 août 1992
Violoncelliste et chambriste

Né à Genève le 10 juin 1904, dans une famille où l’art était un culte, Henri Honegger fit ses premières études de violoncelle dans cette ville avec Ami Briquet, puis à Leipzig pendant 3 ans avec Julius Klengel; de là il partit pour Paris suivre les cours à l’Ecole Normale de Musique de Pablo Casals - dont il resta toujours l’ami - dans la classe de Diran Alexanian. Il se perfectionna plus tard auprès d’Emmanuel Feuermann à Zurich.

Nommé au poste de violoncelle solo à l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d’Ernest Ansermet, Henri Honegger s’est assez vite libéré de ses obligations pour se consacrer entièrement à la carrière de soliste. Aux festivals d’Edimbourg, de Paris (festival du XXe siècle), de Francfort, de Schwetzingen, de la Biennale de Venise, Wiener Gastwochen où il donna la première audition de la «Sonata da Caméra» pour violoncelle de Martinu sous la direction d’Ansermet. Cette oeuvre - qui lui est dédiée - fut par la suite présentée à la Biennale de Venise et au Festival de Paris, ainsi que dans les deux Amériques. En 1950, pour le bicentenaire du décès de Bach, il présenta à New York - en première audition intégrale pour l’Amérique - les 6 Suites pour violoncelle seul de Bach; il fut appelé à donner ces mêmes oeuvres au Festival de Hollande et dans les principaux centres musicaux d'Europe ainsi qu’à Tokyo, etc.

Henri HONEGGER, portrait non crédité, vers 1959, livret coffret CMB 22, avec dédicace
Henri HONEGGER, portrait non crédité, vers 1959, livret coffret CMB 22, avec dédicace
Après un long service à l’OSR, il s’adonna complètement à sa carrière de soliste d’audience internationale accompagné par son épouse, Claire Honegger-Pallard, exquise pianiste, il parcourut le monde, enchantant chacun par la beauté de son jeu, la variété de ses répertoires classiques ou contemporains, où il excellait. Pour réaliser un rêve il fonda Les Solistes de Genève, ensemble instrumental dont la qualité fit la joie de nombreux publics à l’étranger.

N’oubliant pas son pays, et le Valais qu’il aimait particulièrement, Henri Honegger y donna maints concerts, jouant en particulier à La Sage, aux chapelle de Lannas, Evolène, Les Haudères, Villa, La Forclaz et Chandolin, tous ceux qui l’ont écouté ne l'ont pas oublié.

Courte biographie établie sur la base d'articles parus dans le Journal de Sierre du 3 août 1979, en page 9, et Le Nouvelliste du 13 août 1992, en page 10.

Henri HONEGGER, photographe, date et lieu inconnus
Henri HONEGGER, photographe, date et lieu inconnus
"[...] Longtemps encore nous nous souviendrons de ce musicien spirituel, profond et chaleureux dont le grand talent, le dévouement total à son art, et l’oubli de lui-même servirent toujours la beauté.

L’homme était d’ailleurs, à l’égal de ce qu’il jouait: sociable, ouvert à tout, avec souvent un mot pour rire. Nous n’oublierons pas l’ami Fidèle, le conseiller judicieux, la profondeur de ses sentiments.

Henri Honegger s’en est allé, et il nous semble que l’atmosphère résonne encore, d’un accord de Fauré ou de Ravel d’une danse d’Albeniz ou d’un air de Bach où il excellait.

À son épouse, son accompagnatrice fidèle, à ses enfants nous voudrions témoigner notre sympathie. Qui que nous soyons nous n’oublierons pas Riri, le musicien incomparable, l’ami. [...]" „hb“ Le Nouvelliste 13 août 1992, page 10

Voir aussi cette page pour un hommage qui lui fut rendu dans le Journal de Genève et la Gazette de Lausanne du samedi 8 / dimanche 9 août 1992 en page 27.