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Robert DENZLER, illustration de Albert Merckling parue dans le Nebelspalter de 1944, cahier 21, page 22, cliquer pour voir l'original
Kopf Bild Denzler 155 250
Richard WAGNER
Bacchanale de Tannhaüser
Orchestre de la Suisse Romande
Robert DENZLER
23 janvier 1957, Victoria-Hall, Genève

L'ouverture et la «Bacchanale» de Tannhäuser sont assez souvent jouées en concert, séparément ou ensemble: dans la version de Tannhäuser dite «de Paris», l'ouverture s'enchaîne avec la «Bacchanale», qui fut composée pour les représentations de Tannhäuser à l’Opéra de Paris.

"[...] Au lever du rideau, au premier acte, la scène représente le Venusberg ou royaume souterrain de Vénus (près d’Eisenach). Tout au fond de la grotte, éclairée d’une lumière rose, et qui s’étend à perte de vue, un lac bleu dans lequel nagent des sirènes et des naïades.

Sur les plages et sur les tertres sont étendus des groupes; des nymphes et des bacchantes dansent dans un mouvement de plus en plus effréné. Sous un magnifique dais Vénus est mollement étendue; à ses pieds Tannhäuser est endormi, la tête renversée sur les genoux de la déesse.

Les danses s’animent de plus en plus, puis l’apaisement se fait, les couples s’éloignent, et des vapeurs qui montent en s’évanouissant ne laissent plus voir que le groupe formé sur le devant de la scène par Vénus et Tannhäuser. La musique de cette bacchanale reproduit la plupart des motifs profanes de l’ouverture; dans la pensée du poète, cette danse doit avoir les allures grandioses d'une de ces orgies antiques qui savaient se maintenir dans les limites du beau et telles que nous les dépeignent certains bas-reliefs. Elle ne doit ressembler en rien au ballet moderne. La musique d’ailleurs indique assez ce caractère de grandeur dans le déchaînement des sens.
[...]

Une troupe de pèlerins passe devant nous. Leur chant plein de foi et de repentir célèbre l’espérance du salut. Il se gonfle, s’épanche puissamment, puis s’éloigne et s’éteint dans le crépuscule. La nuit tombe; de magiques apparitions surgissent, des vapeurs rosées s’élèvent en tourbillonnant, on distingue dans la brume lumineuse les mouvements d’une danse luxuriante. Ce sont les enchantements nocturnes de la «Montagne de Vénus». Captivé par ces apparitions s’approche Tannhäuser, le chantre de l’amour. Il entonne un chant provocateur, comme pour attirer à lui les habitants de la montagne. Des cris sauvages et désordonnés lui répondent, les nuages rosés s’épaississent, des parfums étourdissants l’enveloppent et dans un demi-jour diapré son regard visionnaire aperçoit la plus enchanteresse des femmes. C’est Vénus elle-même qui lui est apparue! Un trait de feu le traverse à sa vue, il s’approche de la déesse et répète près d’elle son chant exalté. [...]" cité de la brochure-programme d'un concert donné le samedi 22 mars 1902 au Théâtre de la Ville de Genève par l'orchestre des concerts d'abonnement dirigé par Willy REHBERG, un texte qui fut - au cours des décennies suivantes - repris dans de nombreux programmes de concert.

L'ouverture et la «bacchanale» sont donc plus qu’un prélude: elles présentent le drame lui-même en raccourci, dans une sorte de poème symphonique poussé aux dernières limites du pittoresque: "[...] tout se meut, tout agit, tout fait image et contraste dans ce tableau ardent [...]".


Le 23 janvier 1957, Robert DENZLER dirigeait l'Orchestre de la Suisse Romande dans un concert donné au Victoria-Hall de Genève, avec Arthur Grumiaux et Maurice Gendron en soliste. Au programme:

* Richard Strauss, Don Juan, poème symphonique. op. 20
* Johannes Brahms, Concerto en la min. op. 102 pour violon, violoncelle et orchestre
* Richard Wagner, Bacchanale de Tannhäuser, L'Enchantement du Vendredi-Saint et l'Ouverture des Maîtres chanteurs

Le programme fut diffusé en direct sur l'émetteur de Sottens, dans le cadre du traditionel concert du mercredi soir (ref: Gazette de Lausanne du 23 janvier 1951 en page 3).

Le lendemain, Franz WALTER écrivait dans le Journal de Genève:

"[...] Le septième concert de l'Abonnement - Robert Denzler, Arthur Grumiaux, Maurice Gendron

Le programme de ce septième concert de l'abonnement n'appelle guère de longs commentaires puisque consacré à des oeuvres traditionnelles du répertoire et dont chacune a été entendue relativement récemment, soit au cours des concerts de notre orchestre, soit à l'occasion de la visite d'ensembles étrangers: Don Juan de Strauss, double concerto de Brahms, Bacchanale de Tannhäuser, Enchantement du Vendredi-Saint et ouverture des Maîtres-Chanteurs de Wagner.

Nous nous bornerons à louer bien haut les artistes et en premier lieu M. Robert F. Denzler qui, par ses interprétations en tout point remarquables, réussit à éviter la monotonie qui menaçait ce concert par suite des débordements à la fois sonores et sentimentaux qu'il nous offrait en une continuité un peu excessive.

Mais peut-être n'était-il pas sans intérêt de confronter ainsi trois compositeurs qui ont tant de points communs et qui trouvent à être si différents pourtant l'un de l'autre.

Face à ces auteurs dont il dégage l'essentiel de leur expression avec un rare naturel, M. Denzler affirma la maîtrise grandissante d'un art qui ne cesse de s'approfondir en se décantant. Car si le programme d'hier soir pouvait offrir à l'excellent chef de théâtre qu'est M. Denzler l'occasion d'affirmer ses qualités de brio et de panache, c'est bien plutôt par sa fermeté de style, devant cette musique tentatrice, qu'il a droit à notre admiration. Maintenant un caractère décidé à ses interprétations grâce, en particulier, à des tempi très allants, M. Denzler sut éviter le pathos, l'emphase, aussi bien que le mol atendrissement, trouvant pourtant chaque fois qu'il le fallait des sonorités transparentes, des atmosphères intimes ou émues.

Il faut dire qu'il fut admirablement suivi par notre orchestre, dont on ne cessa d'admirer la riche autant que subtile palette sonore. Nous avons entendu déjà nombre de duos différents dans le double concerto de Brahms. Arthur Grumiaux et Maurice Gendron, qui étaient les solistes d'hier soir, constituent sans doute l'équipe la plus homogène que nous connaissions. Avec une même élégance très latine et de bien jolies sonorités, ces deux artistes, qu'il n'est plus besoin de présenter, excellemment soutenus par Robert Denzler, parèrent de beaucoup de charme l'oeuvre de Brahms, mettant à son service, de surcroît, une technique aussi légère que précise.

Franz Walter. [...]" cité du Journal de Genève du 24 janvier 1951, page 8.

Voici donc...

Richard Wagner, Bacchanale de Tannhaüser, Orchestre de la Suisse Romande, Robert Denzler, 23 janvier 1957, Victoria-Hall, Genève

     Andante maestoso 11:09

Provenance: Radiodiffusion, Archives RSR resp. RTS

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