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Georg SOLTI, publié dans L'Illustré du 15 octobre 1942, No 42, page 1371, cliquer pour une vue agrandie
Georg SOLTI, portrait Fayer, cliquer pour une vue agrandie
Georg SOLTI, Paris, salle Pleyel, mars 1967, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, Numéro d'image: 73317-14, Numéro d'inventaire: LIP-2333-022, cliquer pour voir l'original
Georg SOLTI, Paris, salle Pleyel, mars 1967, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, Numéro d'image: 73317-9, Numéro d'inventaire: LIP-2333-017, cliquer pour voir l'original
Courte biographie
21.10.1912, Budapest - 05.09.1997, Antibes
Pianiste et chef d'orchestre d'origine hongroise, naturalisé britannique

En guise de courte biographie, l'hommage qui lui fut rendu par Alexandre Barrelet dans le quotidien 24heures du 8 septembre 1997, No 208, en page 41:

"[...] Il aurait dû atteindre l'âge respectable de 85 ans, le 21 octobre prochain. Georg Stein, mondialement connu sous le nom de Sir Georg Solti (naturalisé anglais et anobli par la reine en 1972), s'est éteint dans son sommeil, vendredi soir à Antibes, dans le sud de la France. Un décès qui survient à un âge respectable et qui pourtant surprend un interprète en pleine activité. Georg Solti, infatigable travailleur, avait ouvert le Festival Verdi de Covent Garden en juin dernier, en dirigeant Simon Boccanegra; il devait réapparaître à Londres vendredi prochain, pour un Requiem de Verdi, au Prom's. Bien connu du public romand, il avait inauguré l'Auditorium Stravinski de Montreux en 1993 et dirigé deux ans plus tard le concert du jubilé des Nations Unies, à Genève. Il s'était de plus installé à Villars-sur-Ollon, il y a quelques années.

Formation: né le 21 octobre 1912 dans une famille juive hongroise, Solti est l'élève de trois maîtres du Conservatoire de Budapest: Kodaly pour la composition, Dohnanyi et Bartok pour le piano. Celui qui sera l'un des plus grands chefs d'orchestre du siècle est tout d'abord pianiste. Avec un premier concert à l'âge de 12 ans et un 1er Prix de piano au Concours de Genève en 1942, alors qu'il est réfugié en Suisse. Il n'oubliera jamais son premier instrument, enregistrant à l'âge respectable de 76 ans une mémorable Sonate pour deux pianos et percussion de Bartok (Sony), avec Murray Perahia. Concernant la direction, Arturo Toscanini sera son principal maître, Solti étant son assistant en 1936 et 1937.

Carrière: il dirige pour la première fois à Budapest, en 1937, mais les hostilités l'obligent à fuir en Suisse. Sa véritable carrière ne commence qu'après la guerre. Directeur musical à Munich puis à Francfort, il établit sa réputation de chef de fosse. La consécration vient en 1961, lorsqu'on le nomme directeur musical du Covent Garden de Londres. Une fonction qu'il occupera pendant dix ans, la complétant dès 1969 d'un poste équivalent à la tête de l'Orchestre symphonique de Chicago. Fidèle — «je n'aime pas les changements» — il conservera cette activité jusqu'en 1991. Sans mentionner tant d'autres fonctions, rappelons qu'il succède à Karajan de 1990 à 1993 au Festival de Pâques de Salzbourg.

Repertoire: s'intéressant à trop de musiques pour que l'on puisse lui accoler une étiquette, Georg Solti a fait ses armes à l'opéra. Un genre qu'il n'a jamais délaissé, s'illustrant tout particulièrement dans le répertoire postromantique allemand, de Wagner et Strauss. De ses origines et de sa formation, il possède un attachement tout particulier aux oeuvres de Bartok et Kodaly, tout en gravant l'intégrale des symphonies de Beethoven, Brahms et Mahler. Son répertoire commence avec Bach et finit avec les contemporains: il a créé, entre autres, des partitions de Xenakis, Henze, Liebermann, Lutoslavski et Tippett.

Caractère: peu habitués à l'autoritarisme, les musiciens de Covent Garden l'avaient surnommé «le crâne hurleur». Le maestro Christoph von Dohnanyi, qui fut son assistant, l'a décrit comme un chef «clair, direct, rude et inflexible». Incisif, exigeant, Georg Solti a toujours eu ses détracteurs, qui ont blâmé une personnalité humaine et musicale plus cassante que lyrique. Au long de sa carrière, il a patiemment établi son autorité et sa confiance en lui. «On ne peut arriver à ses fins qu'avec une autorité absolue», déclarait-il récemment, oubliant les années de doutes et d'incompréhension qui avaient présidé à ses débuts londoniens. Mais celui qu'on a parfois décrit comme un tyran mégalomane était aussi un homme de coeur, toujours prêt à accorder son aide à un musicien dans le besoin.

Héritage: des millions de disques vendus, représentant plus de 250 enregistrements, dont une cinquantaine d'opéras; 30 Grammy Awards parmi une avalanche de prix: la carrière de Georg Solti est inséparable du disque et l'a fait millionnaire. Fidèle à Decca pendant cinquante ans, il a gravé et regravé un répertoire énorme, depuis les premiers disques 78 tours (au piano) jusqu'à la Missa solemnis de Beethoven sortie cet été, et en attendant d'autres parutions. Sir Georg Solti, en disparaissant vendredi dernier, laisse aux mélomanes un très riche héritage.

Alexandre Barrelet[...]"
Georg Solti, Portrait Kipa/Interpress
cité du quotidien 24heures du 8 septembre 1997, No 208, en page 41



Georg Solti, CIEM 1942, 1er prix
publié dans L'Illustré du 15 octobre 1942, No 42, page 1371

Georg Solti
portrait fait par Fayer à Vienne, date ??
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