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Bela BARTOK
Divertimento pour cordes, Sz 113, BB 118
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     Le Divertimento est l’une des dernières partitions que Bela Bartók composa en Europe, avant son exil aux Etats-Unis. En novembre 1938, il avait reçu une commande de Paul Sacher, le chef d'orchestre et philanthrope bâlois, assortie d’une offre généreuse: le prêt d’un chalet à Saanen (Gessenay), près de Berne, où il pourrait composer en paix.

Après une tournée de concert internationale frénétique dans la première moitié de 1939, Bartók peut enfin accepter l’invitation de Sacher. Il commença donc de travailler à cette commande au début d'août 1939: malgré le confort de travail dans ce chalet, les quinze jours que dure la composition du Divertimento plongent le compositeur dans l’angoisse de la guerre prochaine, qui hantait depuis plusieurs années cet antifasciste et antimilitariste de la première heure. Bartók déclara à propos du titre: «Divertimento désigne une musique angoissante car elle fait ressentir l'angoisse de l'auteur qui doit retourner à la guerre».

Il écrivit à son fils: «Je me sens en quelque sorte comme un musicien de l’ancien temps, invité de mon mécène. Car tu sais que je séjourne ici en étant entièrement l’invité des Sacher, qui s’occupent de tout - de loin [...]. Ils ont même fait venir de Berne un piano à mon intention [...]: je dois travailler. Et justement pour Sacher lui-même: une commande (quelque chose pour orchestre); et à cet égard également ma situation ressemble à celle des musiciens du passé. Par chance le travail a bien avancé, j’en suis venu à bout en 15 jours (une pièce d’environ 25 minutes), j’ai justement terminé hier».

À propos du chalet des Sacher, il précise: «Cette maison ne leur appartient pas, ils la louent depuis les événements de septembre dernier, à toutes fins utiles». Conscient des périls de la guerre qui monte, il écrit aussi à son fils, dans la même lettre: «Cela ne me dit rien que tu veuilles partir pour la Roumanie; ce n’est pas une bonne idée d’aller, à une époque aussi peu sûre, dans un pays aussi peu sûr».

L'oeuvre fut donnée en première audition le 11 juin 1940 par l'Orchestre de chambre de Bâle dirigé par Paul Sacher. Après le concert un critique écrivait: «En repensant à ce concert, il nous semble à présent irréel et fantomatique. Est-ce que les forces créatrices qui s’agitent ici seront en mesure de survivre face aux forces d’anéantissement déchaînées, à la violence qui conduit à l’extermination totale de la vie?» Quelques mois plus tard, Bartók quitta l’Europe pour les Etats-Unis, définitivement.

"[...] Pour une pièce composée en des temps aussi troublés, le Divertimento semble à première écoute d’une gaieté et d’une légèreté inhabituelles. Bartók déclara qu’il songeait à «une sorte de concerto grosso», et l’orchestration oppose un quatuor soliste à l’ample masse des cordes, d’une manière assez XVIIIe siècle. Mais la ressemblance s’arrête là. Le Divertimento est une oeuvre très originale dans son langage unique, et il ne s’agit nullement d’un pastiche néo-classique. Le premier mouvement adopte la structure d’une forme sonate dans un climat léger, insouciant; le second est un sombre Adagio en quatre sections (dont la première et la dernière correspondent à la forme en arche que Bartók aimait tant), tandis que le finale est un rondo enjoué, qui inclut sans effort, en son centre, une double fugue. [...]" cité d'un texte de Wendy Thompson.

L'oeuvre est en trois mouvements, le premier est dansant, sur un rythme obstiné, caractérisé par la virtuosité des instruments qui se répondent, le second est d'un climat tragique, avec les contrebasses, violoncelles, altos, avec sourdines, le dernier est à nouveau dansant, «folklorique» (Pizzicatos secs, avec l'archet «sur la touche» et glissandi):

"[…] Le Divertimento repose sur l’organisation du concerto grosso de l’époque baroque, dont s’inspire nettement Bartók, dans un style néo-classique avec une référence au passé peu courante chez lui : un groupe de solistes, appelé «concertino», dialogue avec l’ensemble des cordes, le «ripieno». Les trois mouvements s’organisent en suivant l’alternance habituelle vif-lent-vif. L’oeuvre est construite sur des rythmes de danses populaires et des thèmes d’allure modale.

Le premier mouvement est allegro non troppo. Le thème, joué par les premiers violons, s’installe sur un ostinato rythmique martelé dans la nuance forte aux contrebasses, violoncelles et altos.
[...]" cité du texte de Bruno Guilois publié sur cette page - du site de la Philharmonie de Paris.

Le mouvement lent central - molto adagio de climat assez tragique, construit sur un élément chromatique que l'on entend aux instruments les plus graves, avant que n’apparaisse le thème proprement dit, joué par les violons - contraste beaucoup avec les 1er et 3e mouvements, en installant "[…] une atmosphère lourde au moyen d'un contrepoint fièvreux entre les violons et les contrebasses, à la manière du mouvement central de la Musique pour cordes, percussion et célesta. Il est interrompu par des notes de plus en plus résignées qui alternent avec des notes de plus en plus stridentes. Il se poursuit par un thème que Ferenc Fricsay lisait comme un "effondrement dans le désespoir". […]" cité de cette page de Wikipedia

"[...] Le troisième mouvement est un rondo, indiqué allegro assai, qui adopte des rythmes de chants populaires, bien connus de Bartók, dans un tempo enlevé et dansant faisant la part belle au dialogue entre instruments solistes et orchestre. Ce dernier mouvement conclut l’oeuvre en contrastant avec le mouvement central à la fois par son tempo et son caractère.[…]" cité du texte de Bruno Guilois référencié plus haut.

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Voici donc...


Bela Bartok, Divertimento pour cordes, Sz 113, BB 118, ...

   1. Allegro non troppo   00:00 (-> 00:00)
   2. Molto adagio         00:00 (-> 00:00)
   3. Allegro assai        00:00 (-> 00:00)

Provenance: Radiodiffusion, archives RadioDiffusion Française

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